PROJET AUTOBLOG


le hollandais volant

Site original : le hollandais volant

⇐ retour index

JLM et le drapeau de la Vierge Marie.

jeudi 22 juin 2017 à 16:55
Pour sa première visite à l'Assemblée nationale en tant que député fraîchement élu, Jean-Luc Mélenchon s'est plaint de la présence du drapeau européen, pas assez républicain à ses yeux. Et il en a profité pour souligner combien il est un symbole... marial.

(Drapeau européen et Vierge Marie : pourquoi Mélenchon a raison)

Ouais, alors autant j’apprécie assez à la fois le franc parler de JLM et une partie de son programme (pratiquement tout à l’exception de son anti-européisme), autant là je trouve sa remarque débile. Juste, mais débile.

Ouais, il a raison : les douze étoiles ont une connotation religieuse. Et alors ?
Il s’attendait à quoi en étant né dans un pays, un continent même, dont l’histoire est, sur pratiquement 2 000 ans, étroitement lié à celle d’une religion ?

Dieu sait que je m’en cogne de la religion (oui cette tournure de phrase est voulue — je préfère le dire, hein), que je considère ça comme personnel et que ça devrait le rester, mais dans un pays comme la France, 2 000 ans de symbolique, de meurs, d’histoire ne s’effacent pas en un jour. Être un pays laïc ne signifie pas qu’on doit bannir tous les signes religieux partout.

Je l’ai déjà dit : si on veut aller dans son sens, alors il faudrait tout changer dans notre société, à commencer par notre calendrier (y compris le nom des mois et des jours). J’imagine que JLM s’esclaffe quotidiennement devant son calendrier en se disant que l’an « 2017 » ce sont deux mille dix-sept années après Jésus Christ ? Et que le jour où il a fait sa remarque (un mercredi) il a dit que c’était insoutenable de vivre un jour nommé d’après un dieu romain ? C’est la République Française, ici, pas l’Empire Romain, par toutatis !

Et le calendrier n’est que le début de ce qu’il faudrait interdire, le début d’une très longue liste.

Pourtant, perso, je préfère la seconde solution d’un État Laïc : plutôt que de tout nettoyer au carsher, et tout peindre en blanc, on peut aussi laisser tout le monde faire comme il veut et devenir une société ouverte, avec des gens ouverts d’esprits.

L’espace devient (enfin) un business, et ce n’est pas trop tôt

lundi 12 juin 2017 à 17:12

Le fait que l’espace devient le terrain de jeu des entreprises privées n’est pas un hasard du tout. C’est logique.

J’en ai déjà parlé. Et je maintiens : le seul problème avec cette privatisation des routes vers l’espace, c’est qu’elle n’a pas eu lieue 30 ans plus tôt !

Ce n’est pas au gouvernement d’assurer la tâche répétitive d’envoyer des gens sur l’ISS et les faire rentrer sur Terre. Et même si l’ISS est une station de recherche, ce n’est pas l’État qui transporte les chercheurs vers leur centre de recherche quand ce dernier se trouve sur Terre, mais les compagnies de bus, ou bien les voitures personnelles. Bien.

Le rôle de l’État est d’assumer des risques qu’aucune compagnie privée ne peut prendre, car prendre des risques n’est pas économiquement viable. L’État prend ces risques car il n’a pas de retour économique à attendre, il n’est pas là pour ça.

En l’occurrence, la Nasa a vu la jour durant la Guerre Froide : la conquête spatiale a d’ailleurs été dominée par les soviétiques : première fusée, première fusée en orbite, premier animal dans l’espace, premier homme dans l’espace, première femme dans l’espace…
La Nasa a été créée en réponse à ça, sur la base de la Guerre : une fusée c’est simplement un missile avec des gens dedans. La seule chose qu’ils ont fait en premier, c’est poser un humain sur la Lune et le ramener vivant.

L’État sert à repousser les frontières du possibles où il est possible d’aller et ce qui est possible de faire. C’est le principe de toute la recherche qui n’a à première vue pas de retombées économiques directes (ce sont d’ailleurs même les entreprises privées qui en profitent, en sous-traitant l’État — Lockhead, Boeing, etc. pour la Nasa — proposant en retour des emplois, des impôts et des retombées économiques secondaires pour tout le monde).

Une fois que la route est pavée, bien maîtrisée, elle est mise à disposition des boîtes privées qui sont intéressées et ce sont elles qui deviennent les acteurs sur ces routes. Ceci laisse ensuite à l’État le soin de pouvoir ouvrir de nouvelles frontières (dans l’exploration spatiale, on parle aujourd’hui d’aller sur Mars ou d’établir une base sur la Lune).

Cette exploration faite par l’État puis reprise à son compte par les boîtes privées s’est toujours faite :

Quant à la recherche scientifique en général, je vais pas me répéter : ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de retombées économiques sur votre compte en banque que ça ne contribue pas au progrès de l’espèce humaine sur le long terme. J’en parle , , , .

Linux : changer de sortie audio en un clic

samedi 10 juin 2017 à 23:37

Sur mon ordi, il m’arrive d’avoir à basculer d’une sortie audio à une autre : entre la sortie casque et les hauts parleurs du PC, par exemple. Généralement, quand on veut que le son sorte par les haut-parleurs, on doit débrancher le casque.
Sauf que si vous êtes un fainéant comme moi, vous préférez le laisser brancher tout le temps et pouvoir tout de même recevoir le son des hauts parleurs. Perso j’ai également un écran branché en HDMI où sont branchés d’autres écouteurs.

Sous Linux Mint ou Ubuntu, on peut choisir la sortie manuellement dans les paramètres audio :

paramètres audio sous linux mint
Il faut chercher un peu. Il faut choisir la carte son (intégrée ou HDMI) en premier puis la sortie (principale ou casque pour la carte intégrée ; sortie écran pour HDMI). C’est donc un peu le bordel.

L’idée de ce post est de créer un petit bouton sur la barre de bureau, ouvrant une fenêtre qui permet de choisir la sortie audio en un clic :

mon applet audio

Le bouton ne fait que lancer un script, et c’est l’écriture de ce script que l’on va faire ici.

Fonctionnement de l’audio sous Linux

Le fonctionnement de l’audio sous Linux a toujours été un peu bordélique : entre Pulse audio, Alsa, OSS, OpenAL et différentes bibliothèques un peu partout. Le fonctionnement sous Mint se fait comme suit :

  1. le système sélectionne une des sorties d’une carte audio
  2. le système envoie le flux audio sur cette sortie

Chaque combinaison (carte+sortie) correspond à un « profile » audio.

Principe du script

À l’aide de la ligne de commande, on peut manuellement diriger un flux audio sur une sortie précise. Ceci se fait au moyen de la commande pacmd.
Dans notre script, en fonction du choix de l’utilisateur, on va activer la sortie sélectionnée et y envoyer l’audio.

Listage des sorties audio sur l’ordi

Dans le cas présent, seules les sorties des hauts parleurs et celui du casque sont importantes. En premier lieu, il faut lister les sorties audio présentes sur le système et repérer celles qui nous intéressent.

Ceci se fait au moyen de trois commandes, qui listent chacune une information dont on aura besoin pour notre script :

pacmd list | grep "active profile"
pacmd list | grep "active port" | grep "output"
pacmd list-sinks | grep "name:"

On va exécuter ces commandes et en noter le retour pour chaque configuration qui nous intéresse : sortie haut-parleurs, sortie casque, …

Pour les haut-parleurs

Jouez une musique ou une vidéo et assurez-vous que le son sorte par les haut parleurs.
Lancez ensuite les trois commandes précédentes. Le retour devrait être respectivement quelque chose dans ce format là :

Cela vous retourne le profile, le port et le flux audio correspondant au haut-parleurs.

Pour le casque audio

Branchez maintenant un casque. et refaites la même manip.
Les trois commandes retournent maintenant ça :

Le seul changement ici est celui du port. Ceci vient du fait que le même profile gère à la fois la sortie des haut-parleurs et celui du casque. Si vous aviez branché votre casque ailleurs (sur un écran HDMI, sur le port Jack d’un haut-parleur, ou sur une sortie bluetooth), ça serait différent.

Pour ma sortie HDMI

Tester les commandes

Maintenant on a les informations qu’il faut pour modifier, en ligne de commandes, la sortie audio.

Lancez successivement les commandes dans le format suivant :

pacmd set-card-profile 0 off
pacmd set-card-profile 0 PROFILE
pacmd set-sink-port SINK PORT

Ainsi, pour envoyer le son sur la sortie casque avec les informations de l’exemple précédent :

pacmd set-card-profile 0 off
pacmd set-card-profile 0 output:analog-stereo+input:analog-stereo
pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo analog-output-headphones

Pour l’envoyer sur la sortie haut-parleurs :

pacmd set-card-profile 0 off
pacmd set-card-profile 0 output:analog-stereo+input:analog-stereo
pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo analog-output-speaker

Dans mon cas, pour l’envoyer sur la sortie HDMI :

pacmd set-card-profile 0 off
pacmd set-card-profile 0 output:hdmi-stereo+input:analog-stereo
pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.hdmi-stereo hdmi-output-0

Si ces commandes ont le résultat souhaité, on a fait 90 % du travail. Il nous reste à créer un script qui lance automatiquement ces commandes. Pour faire un truc plus cool, on va utiliser Zenity, qui permet de lancer des fenêtres popup pour Gnome/Mate, avec un menu.

Le menu Zenity

Si zenity n’est pas installé, installez-le.
Le fonctionnement est très simple : pour faire une liste avec des choix, on utilise la commande zenity --list à laquelle on spécifie lesdits choix. Dans notre cas, ça donne ça :

zenity --list \
    --title="Sortie Audio" --text "Quelle sortie Audio ?" \
    --column="Id" --column="Nom" \
       1 "Laptop Speakers" \
       2 "Laptop Jack" \
       3 "Screen Jack"

Vous pouvez essayer cette commande dans le terminal : ça ouvre une petite fenêtre où vous pouvez choisir une ligne. La commande retournera un numéro 1, 2 ou 3 en fonction de votre choix.

Si l’envie vous prend, vous pouvez étudier un peu plus en profondeur Zenity : il permet de faire des scripts interactifs. Ici l’on a une liste de choix, mais on peut aussi faire des curseurs (je fais ça pour mon script de compression JPEG : je choisis la compression au curseur), des confirmations, des notifications…

Le script final

Dans notre script, on demande le choix à l’aide Zenity et on fait simplement un test sur la valeur de retour. Ensuite, on exécute les commandes avec pacmd précédentes qui corresponde au choix :

CHOICE=$(zenity --list --title="Sortie Audio" --text "Quelle sortie Audio ?" --column="Id" --column="Nom" 1 "Laptop Speakers" 2 "Laptop Jack" 3 "Screen Jack");

if [ $CHOICE -eq 1 ]
then
    # activer sortie haut-parleurs
elif [ $CHOICE -eq 2 ]
then
    # activer sortie casque
else
    # activer sortie HDMI
fi

Le script final, dans mon cas donne ceci :

#!/bin/sh

CHOICE=$(zenity --list --title="Sortie Audio" --text "Quelle sortie Audio ?" --column="Id" --column="Nom" 1 "Laptop Speakers" 2 "Laptop Jack" 3 "Screen Jack");

# LAPTOP SPEAKERS
if [ $CHOICE -eq 1 ]
then
	pacmd set-card-profile 0 off # turn off
	pacmd set-card-profile 0 output:analog-stereo+input:analog-stereo # laptop
	pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo analog-output-speaker # laptop speaker

# LAPTOP JACK
elif [ $CHOICE -eq 2 ]
then
	pacmd set-card-profile 0 off
	pacmd set-card-profile 0 output:analog-stereo+input:analog-stereo
	pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.analog-stereo analog-output-headphones

# HDMI / SCREEN JACK
else
	pacmd set-card-profile 0 off
	pacmd set-card-profile 0 output:hdmi-stereo+input:analog-stereo
	pacmd set-sink-port alsa_output.pci-0000_00_1f.3.hdmi-stereo hdmi-output-0
fi

Placez ce code dans un fichier .sh que vous enregistrez quelque part, par exemple ~/Documents/scripts/audio-picker.sh.

Ensuite, sur la barre de bureau Mate/Gnome, faites un clic droit puis « ajouter au tableau de bord ». Choisissez « lanceur d’application personnalisé ». Dans la fenêtre pour le créer, donnez un nom (« choisir une sortie audio », par exemple), mettez le chemin vers votre fichier dans le champ de la commande. Si vous cliquez sur l’icône (en haut à gauche) vous pouvez lui donner une icône personnalisée. Enfin, cliquez sur « Valider » :

add a new applet

C’est chiant, les libertés, les droits de l’homme, toussa©…

mercredi 7 juin 2017 à 17:06

Journée noire pour les libertés…

En Grande-Bretagne, Thérésa May déclare qu’ils n’hésiteront pas à sacrifier les droits de l’homme pour instaurer la sécurité.

Je ne sais pas vous, mais moi, ce genre de déclarations me fait penser à ça :

i
Ben ouais : si vous voulez vivre là où la sécurité est renforcée, où il y a caméras, des agents de sécurité, de flics armés, où vous êtes fouillés à toutes les portes et qu’en plus vous êtes prêts à sacrifier votre liberté pour ça, la meilleur solution reste encore d’aller vivre en prison..

Oh et au passage, en France, on va dans le mur aussi : les lois actuellement en préparation (celles qu’ils vont passer, en silence, pendant que tout le peuple sera captivé par le massacre du code du travail) prévoient grosso-modo une normalisation de l’État d’Urgence (dans lequel on est depuis bientôt 2 ans) : les assignations à résidence seront prononcées par un arrêté (parce que la justice, c’est comme les droits de l’homme, c’est trop chiant). Idem pour les autres mesures :

Assignations à résidence, perquisitions administratives, fermeture de lieux de culte, zones de protection et de sécurité, toutes ces mesures emblématiques du régime d’exception créé en 1955 pendant la guerre d’Algérie et perfectionné par touches successives depuis les attentats du 13 novembre 2015, devraient se retrouver dans le droit commun avec quelques modifications marginales.

La marque de fabrique de cette transposition est que l’autorité judiciaire est maintenue à l’écart. Toutes ces mesures resteront l’apanage du ministère de l’intérieur et des préfets, sans l’intervention d’un juge judiciaire. Jusque-là, cette disposition était l’essence même de l’état d’urgence, pendant lequel, en raison de risques terroristes imminents, des pouvoirs exceptionnels et provisoires sont confiés à la police sous le contrôle du juge administratif et du Conseil d’Etat.

(source)

Ce que ça dit, c’est simplement que les forces de l’ordre et le préfet pourront vous assigner chez vous ou défoncer votre porte sans réellement motivation ou raison légal.
Si ce genre de mesures peuvent à la limite présenter une certaine raison d’être dans les heures suivant une attaque (obtenir des autorisation prends plus de temps qu’il n’en faut pour permettre à des terroristes de s’enfuir), mettre ça dans le droit commun transforme tout simplement ce pays dans un état où le gouvernement et les autorités ont un pouvoir absolu et totalement déconnecté de la loi et du pouvoir judiciaire.

Vous appelez ça comme vous voulez, chez moi ça s’appelle un régime autoritaire.

Le plus difficile à imaginer dans tout ça, c’est que si l’état d’urgence (le régime « d’exception » d’hier) devient un régime « normal » aujourd’hui, comment donc sera le régime d’exception de demain ?

Est-ce qu’ils vont ressortir les pelotons d’exécution ? Est-ce qu’ils vont ré-autoriser la torture ; et appeler ça « torture administrative » pour faire passer ça ? Est-ce qu’ils vont construire des camps d’emprisonnement « fabriqué en France » (c’est à la mode ce logo) ?

Parce qu’après tout, si la police peut entrer chez toi ou t’interdire de sortir de chez toi comme elle le veut, on peut imaginer ce qu’on veut…

Retour sur le BQ Aquaris X

lundi 5 juin 2017 à 21:32

Mes smartphones ont depuis que j’en utilise toujours été des Wiko (même si j’ai eu un Elephone à un moment). Mon téléphone précédent était un Wiko Ridge 4G qui m’a tenu pendant plus de deux ans et que je considère comme le téléphone parfait (design, autonomie, fluidité, dimensions, poids, photos, hardware…).

Le Ridge commence néanmoins à dater un peu, les applications devenant de plus en plus lourdes. Même s’il reste parfaitement utilisable (il pourrait tenir au moins deux ans de plus, ce qu’il va faire avec quelqu’un d’autre d’ailleurs), il n’est plus tout aussi réactif pour un œil averti. Android Lolipop commence également à dater.

J’ai donc décidé d’investir dans un autre téléphone.

Le cahier des charges

Comme pour le choix de mon ordi, je deviens assez vite très pointilleux pour le choix du matériel (pour ça que je suis resté plus de deux ans avec mon Ridge : aucun autre appareil ne me convenait, ne serait-ce que visuellement). Le design du Ridge est assez carré et c’est quelque chose qui me plaît. Les téléphones ovales façon Samsung, je trouve ça moche, j’en ai déjà parlé, même si ils sont un peu calmés depuis ~2 ans.

Malheureusement, les arrondis semblent être devenus la norme face au carré. Wiko n’ayant pas réellement de nouveaux téléphones avec ce design (sauf le Highway Star, mais sous Lolipop…), je suis allé voir ailleurs.

Il me fallait donc un téléphone :

Déjà avec ça, on élimine 95% des téléphones.

J’ai regardé du côté des marques moins connues, comme le NextBit Robin, au look stylé mais sans port µSD (et la boîte a coulée…). Les Xiaomi et leur écrans « borderless » me plaisaient également beaucoup, mais ils sont encore rares, et les Xiaomi ne sont pas officiellement disponibles en France. Quant aux OnePlus, ils m’avaient intéressés à un moment, mais ils sont tous si graaaands et le support logiciel ne semble finalement pas aussi top que ça.

J’avais entendu parler de BQ quand ils avaient fait des téléphones sous Ubuntu. Ils se situent sur la même gamme que Wiko : les prix sont de moitié ceux des téléphones de « grandes marques » (Samsung, Sony…), mais leurs appareils semblent tout de même bien tenir la route et le design s’est nettement amélioré avec le temps.

BQ semble également réputé pour la mise à jour des OS. Je pense donc pouvoir profiter d’Android O, voire P un de ces jours sur leur appareils actuels. Je note également que BQ propose des outils pour flasher le firmware, ce que je n’ai encore vu nul part ailleurs.

Mon choix s’est donc porté sur le Aquaris X, tout juste sorti (fiche de présentation).
Il y a aussi le Aquaris X pro, légèrement plus performant (plus de Rom, plus de Ram, un appareil photo avec une techno différente et une carcasse en alu), mais pour un prix un peu trop élevé pour moi.

L’Aquaris X a une dalle de 5,2", soit plus grand que ma limite de 5". Cependant, les dimensions du téléphone sont (à 1 mm près) identiques à celui du Ridge. Il pèse également ~25% plus lourd (157 au lieu de 125), ce qui ne m’étonne pas vu que le Ridge était réellement un poids plume, mais ça se ressent tout de même.

Le Aquaris X

i
Un des trucs qui m’a directement plu sur ce téléphone, c’est l’absence de l’excroissance de l’appareil photo sur le dos.
Les autres téléphones ont tous l’appareil qui ressort du dos, faute de place pour les optiques. Ceci fait que le dos n’est jamais à plat sur une table et que l’objectif est toujours la première partie du téléphone à se rayer. BQ semble avoir réussi à comprimer l’appareil photo dans le téléphone de sorte que rien ne dépasse. C’est un bon point.

Les photos, puisqu’on en parle, restent très largement potables (en tout cas pour moi qui ne suis pas photographe). Les 16 MPx font leur boulot, et même dans le noir, les clichés sont bien meilleurs que les autres téléphones que j’ai pu avoir. Le logiciel de traitement HDR donne également de très bon résultats !

Les bloatwares.

Il faut le dire, ce téléphone a très peu de logiciels tiers. Seul quelques trucs système de BQ (suffisamment pour que ça soit chiant, tout de même), mais aucune surcouche. Toute la suite de programme de Google que je n’utilise pas (Drive, Maps, GMail, Talkback…) sont là, mais je les ai désactivés. À part ça il n’y a rien : pas de GPS tiers, ni de clavier en 15 langues, ni d’optimiseur de batterie ou de ram…

La connectique.

Le Aquaris X dispose d’une prise Jack et d’une prise USB-C. Le cable USB/USB-C est fourni, donc vous pouvez recharger le téléphone normalement out-of-the-box, mais perso j’avais acheté tout un tas de chargeurs muraux Samsung avec une prise mini-USB (plus rapides que les prises murales-USB, et surtout disposant d’un cordon de 1,5 m). En avoir plein me permet de charger plein d’appareils à la fois et d’avoir un chargeur chez moi, un travail et un dans un sac de voyage par exemple. Pour continuer à les utiliser, j’utilise des adaptateurs mini-USB/USB-C (comme ceux-ci).

Les petits plus.

Le téléphone a un flash frontal et dorsal. Je fais pas tellement de selfies, mais ça peut être important pour certains (mon précédent Wiko n’avait pas ça, pas que ça m’a manqué).
Les boutons de navigation Android ne sont pas sur l’écran (on n’empiète donc pas sur l’affichage).
La led de notification est programmable : il s’agit d’une led RVB qui permet de constituer la couleur que l’on veut. J’ai ainsi mis du vert par défaut, du rouge pour les SMS et du bleu pour les email. On peut assigner une couleur par application, ce que je trouve relativement pratique. Il y a un outil dans les paramètres pour assigner une couleur à une app (je ne sais pas si c’est standard sur Android aujourd’hui, mais j’aime le concept et c’est un petit truc donc je ne me passerai plus).

Quelques notes rapides.

Le son est correct.
L’écran est magnifique. Sur un 5 pouces, je pense qu’un écran HD (1280×720) suffit. Un full-HD (1920×1080) pompe plus de batterie (il y a plus du double de pixels à animer), ce qui est un inconvénient plus important que l’avantage apporté. Le différence se voit néanmoins : l’affichage est plus lisse, plus beau.
L’autonomie, d’ailleurs, est bonne. Je tiens facilement la journée si je ne joue pas constamment à Pokémon Go (qui pompe la batterie à mort). La 4G semble également bouffer énormément la batterie (bien plus que sur le Ridge, mais c’est que sur le Ridge j’avais bloqué à 3/4 des applications leur accès réseau). Le Wifi est plutôt économe en revanche.
La recharge est rapide, l’interface est super fluide.

Un truc qui me manque par contre, c’est la texture « peau de pèche » qu’avait le Ridge.
Sur l’Aquaris, j’ai toujours l’impression que le téléphone va glisser. L’écran est super lisse, c’est cool, mais le dos l’est également et ce n’est pas un bon point.

Android 7

Je suis resté trois ans sous Android 4.1, puis deux ans sur 4.4 et récemment j’ai utilisé 5.0. C’est la première fois que j’ai un système Android au delà de la version 5.

Je n’ai pas encore percé tous les secrets, mais il y a beaucoup d’améliorations dans cet Android stock.

Citons :

Il y a également des choses dont je me serais bien passé ou qui manquent :

BQ

Deux petits mots sur la marque.

En plus d’avoir déjà fait des téléphones sous Ubuntu (ce qui montre un peu l’intérêt pour l’ouverture et le libre), j’ai vu que la marque proposait des outils pour flasher le téléphone, c’est à dire permettre de le rooter et/ou d’installer une rom alternative, en plus de proposer les sources du systèmes. C’est assez rare qu’une marque propose de tels outils (généralement elles font justement tout pour empêcher le flashage et/ou laisser traîner leur code source).

Aussi, et je n’ai essayé qu’une seule fois, mais la marque semble réceptive aux questions.
Le site officiel dispose d’un formulaire de contact (pour le service client, je pense, vu qu’il faille donner le numéro de série de son téléphone), mais vu qu’ils proposent uniquement de téléphoner (or j’ai horreur de ça et je préfère l’email), je suis passé par Twitter pour poser quelques questions. Ils m’ont dit que mes remarques avaient été entendues et que mes demandes allaient être étudiées lors des prochaines mises à jour. Donc même si ça s’arrêtait là, je note que BQ ne reste pas opaque et muette face à ses clients, et ça c’est vraiment quelque chose d’appréciable.